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Extrait du nouveau livre de Jean-Luc Hudry « Ça va comme un samedi… même le lundi ! », qui recense 25 clés de l’optimisme concret :
Vos collègues sont pessimistes et vous êtes à bout de forces ? Quels que soient l’organisation, le niveau hiérarchique, le domaine d’activité, vous trouverez toujours des quantités de pessimistes prêts à vous expliquer pourquoi telle action n’est pas possible et pourquoi vous auriez tort d’essayer telle autre. La question est donc : dans l’intérêt de tous, y compris du leur, comment agir pour mieux vivre, ensemble, au bureau ?

Le réflexe pessimiste : « Je n’en peux plus, mes collègues de bureau sont tous pessimistes ! »
Pas facile de travailler avec des pessimistes chroniques. Éducation, parcours personnel, superstition ont forgé leur vision négative des choses, c’est ainsi.
Pour eux, rien n’est jamais porteur, rien de ce que vous produisez ne peut rencontrer le succès. Et si par extraordinaire, cela arrive, ils ont la réplique qui tue : « C’est un coup de chance qui ne se reproduira pas! » Ou encore, « Oui, c’est une belle période, mais elle ne durera pas » Quel que soit le sujet, important ou non, ils sont habitués à ne regarder que les difficultés, les obstacles, le « truc » qui va rendre impossible le succès, comme s’il vous était interdit d’y accéder.
Le pire, c’est qu’ils s’avèrent incapables de déceler les avantages et les points forts d’une situation, d’imaginer des solutions et de saisir les opportunités offertes.

Leur pessimisme est contagieux
Bien évidemment, à force de travailler avec eux, non seulement l’ambiance est plombée, mais les conséquences négatives sur votre bien-être se font sentir :
. votre moral baisse ;
. vous ressentez de la fatigue ;
. votre enthousiasme et votre motivation se brisent ;
. votre envie et votre créativité sont atteintes.
En un mot, bonjour l’ambiance !

Vous ressentez de la lassitude à travailler avec des gens viscéralement pessimistes qui vous coupent les ailes chaque fois que vous bougez une oreille ou que vous prenez une initiative. C’est humain, vous souffrez de ce conte pesant et l’entreprise en souffre aussi. Alors vous cherchez des remèdes et tombez sur le fameux conseil « fuyez les gens négatifs ». Facile à dire, moins à réaliser, car il vous est difficile de changer d’entreprise au seul motif que vos collègues vous font chausser des semelles de plomb, vous qui rêvez de porter des ballerines. Dans l’intérêt de tous et pour mieux vivre au bureau adoptez donc la solution optimiste suivante.

La solution optimiste : « Je ne donne pas de conseils à mes collègues pessimistes, je leur montre des exemples. »
Vous n’avez pas le choix : vous devez cohabiter et travailler des collègues peu stimulants dont l’inspiration principale consiste à jouer les oiseaux de mauvais augure. Inutile de les fuir.
Au contraire : identifiez-les bien et adoptez une tactique pour les faire évoluer en douceur. Cette stratégie positive vous permettra d’aller vers le mieux, d’établir une meilleure ambiance, plus de solidarité entre collègues, plus d’envie de faire des choses et de réussir ensemble.

1) Sachez identifier les pessimistes. Tous vos collègues pessimistes ne se ressemblent pas. Ils se classent en 3 catégories que vous devez connaître sur le bout des doigts. Bien les identifier vous permettra de mieux travailler avec eux :
– Les apprentis pessimistes. Le plus souvent jeunes, ils sont peu virulents. Même s’ils sont convaincants, ils peuvent entendre des arguments opposés aux leurs. L’optimiste pourra, à court terme, faire évoluer leurs consciences.
– Les « Ni Ni ». Ce sont les pessimistes confirmés, ni totalement débutants, ni les plus gradés. Ils ont déjà écœuré bon nombre de collègues et plombé bon nombre d’initiatives. Ils sont récupérables, au sens où, dans un accès de lucidité, il leur arrive parfois d’entretenir une lueur d’espoir sur un dossier, un client ou un projet. Souvent désabusés, ces pessimistes ont des réflexes bien ancrés. Cependant, il reste de la place à l’optimiste pour les faire évoluer, à moyen terme.
– Les purs et durs. À leur tableau de chasse des quantités de situations jugées perdantes dès le départ, des quantités d’opportunités manquées et de personnes découragées. Au bureau, ces mordus passent leur temps à débusquer LE truc qui ne va pas, LA nouvelle inquiétante, LE mauvais résultat, LA sombre perspective. Même en étant optimiste vous avez autant de chances de faire changer de comportement un de ces spécimens que de devenir astronaute. Toutefois, en optimiste averti, vous ne renoncez pas et inscrivez ce match dans la durée… à cette condition, tous les espoirs sont permis.

2) Acceptez et aidez vos collègues pessimistes. En optimiste opérationnel, commencez par accepter les pessimistes que vous voulez faire évoluer. D’une part parce que être pessimiste ne signifie pas manquer de talent, d’autre part parce qu’ils ont leur utilité au sein de l’entreprise.
Ensuite, décidez sincèrement de les aider. Mais sans le leur dire. En effet, il faut agir avec tact et doigté. Échangez donc avec vos interlocuteurs pessimistes sur ce qui les inquiète, en prenant bien soin de respecter ces 2 recommandations :
• Évitez le langage culpabilisant. Les formulations « C’est absurde d’être aussi pessimiste » ; « Tu dois être optimiste » ; « Tu devrais être enthousiaste », etc. sont particulièrement contre-productives. Leur seul impact est de renforcer le pessimiste dans ses croyances et, sur le terrain, de contrer plus encore votre vision positive des choses.
• Créez le dialogue et alimentez-le régulièrement. Pas d’affrontement, restez ouvert, à l’écoute des arguments de vos collègues pessimistes – fondés sur des peurs ou des expériences, là encore – et échangez vos visions chaque fois que possible. Ne leur dites pas que vous les aidez, certains vous répondraient qu’ils n’en ont pas besoin. Agissez donc à pas feutrés et, peu à peu, ils apprécieront votre attitude : ils entendront un peu plus votre argumentation, sachant que vous ne l’imposez pas outrageusement.

3) Affirmez vos positions sans chercher à avoir le dernier mot. Une fois le dialogue noué, dites ce que vous avez à dire modulant votre discours selon le degré de pessimisme de votre interlocuteur. Dites les choses, sans chercher à clouer le bec à vos collègues pessimistes. Vous pouvez y arriver grâce à ces 4 moyens :
• Appuyez-vous sur des exemples précis : la réussite d’une vente à l’étranger et l’ouverture d’un marché ; le Prix de l’Innovation que votre entreprise a reçu et qui va faire parler d’elle et développer ses ventes, etc.
• Déjouez une éventuelle rumeur : dites qu’en l’absence de renseignements précis, la rumeur n’est pas forcément une mauvaise nouvelle. Au contraire, elle peut même être porteuse de points positifs et mérite, à tout le moins, d’être confirmée
• Dites votre lassitude, non tournée vos collègues, mais contre ces constructions intellectuelles négatives qui, à la longue découragent les meilleures bonnes volontés et détruisent le lien au sein de l’équipe. Expliquez votre position comme ils vous expliquent les leurs.
• Proposez-leur de se réjouir ensemble des bonnes nouvelles du jour. Et si vous le faites avec humour… champagne… le message passera encore mieux !

Les deux piliers essentiels de votre démarche positive sont : la réalité des faits et l’objectivité des situations. Si un point négatif se révèle, il sera lui aussi traité – bien évidemment – et d’autant mieux que l’équipe aura su s’appuyer sur une dynamique positive.
C’est ainsi que vous gagnerez en bien-être, individuel et collectif : plus de calme, d’envie, de sérénité, d’idées, de solutions, de résultats… et moins de blues du dimanche soir !

4) Ne donnez pas de conseils aux pessimistes, montrez-leur des exemples. L’optimisme concret naît, se construit et se vit sur le terrain. Sujet par sujet, au fil du temps, montrez à vos collègues que l’optimisme fonctionne. Pour cela, suivez bien ces 2 principes :

• Ne leur donnez ni leçons ni conseils. Ce ne sont pas de bons alliés, car :
– les conseilleurs ne sont pas les payeurs ;
– les conseils ne dépassent pas souvent le stade des mots ;
– les conseils ne sont pas forcément pertinents
– on se demande toujours si les conseilleurs appliquent eux-mêmes les conseils qu’ils prodiguent.

• Donnez des exemples. Rien de tel qu’un exemple concret, si possible vécu, à l’appui d’une vision optimiste, orientée solution, prenant le pas sur une vision pessimiste, orientée problème. Naturellement, cela n’est pas toujours possible, mais faites-le chaque fois que l’occasion se présente. Les exemples sont supérieurs aux conseils, car :
– ils véhiculent une histoire, une problématique, une résolution et des enseignements
– ils s’appuient sur des situations concrètes, que l’on soit d’accord ou pas d’accord, qui en font le sel et tout l’intérêt.

Il ne s’agit pas de donner de leçons aux pessimistes, mais au contraire de fournir une information, un exemple, qui, éventuellement, les inspirera. Certes, tous les exemples ne débouchent pas sur une solution, mais la plupart d’entre eux conduisent plus loin que de simples conseils sans grande substance.

En conclusion, pour amener vos collègues pessimistes à l’être moins, voire plus du tout, et améliorer l’atmosphère, la qualité de vie au travail, et les résultats, déployez cette stratégie optimiste. Doucement, en prenant le temps, dans le respect et l’écoute de l’autre, et en donnant des exemples probants, bien plus que des conseils.
Ce faisant, vous rayonnez auprès et autour d’eux, car vous devenez une source d’inspiration et d’avancées. Tout le monde y gagne parce que au fond, les pessimistes (de toutes catégories) aspirent aussi à mieux vivre au bureau. Stimulant, n’est-ce pas ?

Jean-Luc Hudry. Extrait de « Ça va comme un samedi… même le lundi » ; Éditions Leduc.S ; 188 pages ; 18€.
Le commander : fnac.com/a12136113/Jean-Luc-Hudry-Ca-va-comme-un-samedi-Meme-le-lundi

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